Retrait de la directive Bolkestein

Le 14 février 2006 le Parlement Européen examinera en première lecture le projet de la Directive« Bolkestein » concernant la libéralisation des

 Services des pays de l’Union Européenne.

Cette directive s’inscrit dans la libéralisation générale voulue par les dirigeants actuels de l’Europe.

C’est, encore une fois, ne pas tenir compte du vote majoritaire des Français qui se sont prononcés

 contre la Constitution Européenne le 29 mai 2005.

Dans un premier temps la notion de « pays d’origine » incluse dans cette circulaire doit être effacée à tout jamais.

 Elle permet à toute entreprise désirant s’implanter dans un autre pays de la communauté européenne d’échapper à tout contrôle social dans le pays

 destinataire !

Il faut aussi battre cette circulaire car elle organise la marchandisation des services publics en libéralisant l’ensemble de leurs

 prestations.

Les votes au Sénat le 18-10-2005 et à l’Assemblée Nationale de la loi sur la« sécurité » et le développement dans les

 transports met fin au monopole de la SNCF pour la circulation du fret sur le réseau ferré national après le 31 mars

 2006.

Cette loi organise en fait la concurrence à la foi entre les différents réseaux nationaux mais permet aussi à des groupes financiers comme la Connex

 déjà célèbre de prétendre à faire rouler des trains sur nos infrastructures.

Cette marchandisation va nous toucher, en tant que retraités par la mise en coupe réglée des services sociaux et de santé qui seront mis en

 concurrence entre établissements pour faire baisser les coûts.

 C’est vers une détérioration accélérée des prestations que nous sommes légitimement en droit d’attendre que les tenants du libéralisme nous

 conduisent.

 La santé et les soins à deux vitesses sont bientôt mis en place si nous ne nous battons pas !

Les Unions Fédérales de Retraités Cheminots CGT - FO - SUD rail - UNSA et la FGRCF appellent les cheminots retraités et veuves à manifester

 massivement à Paris le 16 mars 2006 (09/01/2006) Comme elles s’y étaient engagées en novembre 2005, les Unions fédérales de Retraités CGT-

 FO- SUD rail- UNSA-cheminots et la FGRCF, se sont rencontrées afin de réaffirmer leur volonté de mobiliser les cheminots retraités et veuves sur

 leurs revendications spécifiques face à la dégradation générale de leurs conditions de vie.

L’inquiétude des cheminots actifs et retraités est ravivée par plusieurs menaces concernant notre régime spécial.

- L’amendement à l’Assemblée Nationale lors du débat du projet de loi de finances 2006 proposant l’affiliation des cheminots

au régime général (voir plus loin).

- L’annonce répétée d’adossement de notre régime spécial au régime général dans le cadre des normes comptables européennes.

- La vente du patrimoine immobilier de la Caisse des retraites.

La succession de hausses tarifaires et la remise en cause d’acquis sociaux (en matière de santé et de parcours de soins, de logement avec des loyers

 trop élevés et de charges locatives, de nouvelles restrictions en matière de transport et de facilités de circulation….) frappent le quotidien des retraités

 et veuves en aggravant leurs conditions d’existence.

Les retraités et veuves ne ressentent que culpabilisations, attaques et régressions incessantes de leurs droits alors que le progrès social devrait être

 recherché au regard du niveau de développement de notre société et des richesses collectives produites.

Les Unions Fédérales de Retraités CGT-FO-SUD rail-UNSA-cheminots et la FGRCF appellent les retraités et veuves à se faire entendre auprès de

 la Direction de la SNCF et du Ministre de Tutelle en exprimant leurs revendications légitimes.