LA GROGNE DU PERSONNEL DU CER

 

 

Ce lundi 30 janvier 2006, le personnel de restauration n’a pu assurer le service aux usagers, malgré toute sa bonne volonté.

 

En effet, en attendant l’arrivée en poste d’un gérant prévue pour le 13 février 2006, nous vivons de « grands moments » avec les remplacements des cuisiniers dont le summum a été atteint ce lundi !

 

Certes, nous pressentions que cette période transitoire serait difficile, aussi bien pour nos conditions de travail que pour la qualité du service rendu aux usagers.

 

Les difficultés pour trouver un cuisinier ayant un minimum de qualification culinaire, d’hygiène et une tenue correcte,  ont malheureusement accentué les problèmes ; ceci ne fut pas le cas sur le dernier candidat en date, malgré le rappel par le personnel du comportement indécent de cet individu.

 

Devant une accumulation de ces faits, le personnel a du refuser de travailler dans de telles conditions, soutenu par les collègues des autres chantiers.

 

Hasard du calendrier, le mardi 31 janvier, le personnel du CER de la région de Limoges avait décidé de longue date, sur initiative de ses élues CGT, d’interpeller la direction SNCF régionale sur sa politique vis-à-vis des moyens de fonctionnement du CER et sur le maintien des emplois.

 

Que peut-on penser d’une direction qui dégage toute responsabilité sur les revendications suivantes ?

 

-          Une dotation de 3 % de la masse salariale des actifs et 1 % de celle des retraités.

 

Réponse SNCF : « C’est déjà bien qu’il vous en reste ! »

 

-          Une participation financière à la hauteur des obligations dans la reconstitution de la force de travail afin que les cheminots/usagers des restaurants d’entreprise n’aient plus qu’à payer le coût denrée (soit à peine 50 % du prix actuel) 

Réponse SNCF : « Pas concernée par la gestion des CE ».

 

  

-          La reprise des anciens PS25 dans la masse salariale tout en les laissant en détachement permanent pour le fonctionnement des CE.

   Cette mesure appliquée sur celui de Limoges représenterait une économie annuelle d’environ 200 000 €.

 

Réponse SNCF : « Pas au courant de l’existence de PS 25 au sein du personnel CE ».

 

-          L’accès par l’ensemble du personnel CE aux facilités de circulation dans les mêmes conditions que les cheminots.

 

Réponse SNCF : « En cours de négociations au niveau régional ».

 

Ces points revendicatifs ont fait l’objet de réponses positives dans plusieurs CER. Au regard de la situation critique dans laquelle nous nous trouvons, nous ne comprenons pas, et les cheminots encore moins, que la direction réponde défavorablement aux propositions revendicatives que nous venons de citer.

 

En tout état de cause, nous tenions à remercier les cheminots qui nous ont soutenus et espérons regagner la confiance des usagers.

 

 

                                                                                   

 

                                                                                    La Section Technique CGT

                                                                                    Du personnel CE – Site de Limoges